Pierre Péju

Lundi 30 janvier 2012
Par Printemps du livre Bookmark and Share
Pierre Péju © Helie Gallimard

© Helie Gallimard

Professeur de phi­lo­so­phie et écri­vain, Pierre Péju a été direc­teur de pro­gramme au Collège inter­na­tio­nal de Philosophie, et a col­la­boré à plu­sieurs revues. Il est l’auteur de romans, dont La Petite Chartreuse (Gallimard, 2002), de récits et d’essais. Spécialiste du roman­tisme alle­mand et de l’univers des contes, il vient de publier Enfance obs­cure (Gallimard, 2011). Il revi­site en essayiste une ligne qui tra­verse son œuvre roma­nesque : l’enfance. Nommant l’objet de sa quête l’Enfantin, il en cherche les traces dans des sou­ve­nirs, des relec­tures lit­té­raires et phi­lo­so­phiques. Il dégage les liens avec la créa­tion artis­tique de ces éclats d’enfance à la fois fugaces et tenaces.

 

CONFÉRENCE

Mercredi 28 mars – 9 h 30 > 12 h
C.R.D.P. de l’Académie de Grenoble

SIGNATURE

Dédi­caces des auteurs ven­dredi,
samedi ou dimanche
sous le cha­pi­teau du Jar­din de ville

BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE

Enfance obs­cure
Gallimard, 2011

Marée basse
Jérôme Millon, 2009

La Diagonale du vide
Gallimard, 2009

Le Rire de l’ogre
Gallimard, 2005

La Petite Chartreuse
Gallimard, 2002

Lignes de vie, récits et exis­tence
chez les Romantiques alle­mands
Corti, 2000

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Un commentaire sur “Pierre Péju”

  1. Yves Blanchard

    Ce magni­fique livre de Pierre Péju enre­gis­tré pour la biblio­thèque sonore de GRENOBLE NOUS VAUT le COMMENTAIRE sui­vant DE Michèle lECOCQ AUDIOLECTRICE:
    L’ouvrage s’ouvre sur une superbe évo­ca­tion, dans le brouillard, et très vite le lec­teur per­çoit ce que l’auteur entend par«L’enfantin«cette pénombre ou ful­gu­rance qui nous fait entre­voir de nou­veaux pos­sibles et nous donne l’énergie de la curio­sité, de la créa­tion per­son­nelle en sai­sis­sant sa liberté.
    Chaque petite scène évo­ca­trice de l’enfance est un vrai bijou nar­ra­tif,
    relaté avec finesse et sen­si­bi­lité, qui nous fait accé­der à l’essentiel, pas à la nos­tal­gie ni au simple sou­ve­nir.
    On pénètre de l’intérieur dans l’âme de l’enfant et l’on sent ce qui lui donne de l’élan et lui fait trou­ver sa propre voie;
    Ce livre n’est pas uni­que­ment un recueil d’évocations per­son­nelles mais aussi un essai lit­té­raire, socio­lo­gique et phi­lo­so­phique sur le sens donné au concept d’enfance au cours des siècles et sur la place de l’enfant dans la société, sur les com­por­te­ments envers les enfants fort bien illus­tré et pas­sion­nant.
    Pour une fois, la qua­trième de cou­ver­ture est bien faite et la dis­po­si­tion des cha­pitres éga­le­ment.
    Je ne sais si c’est mon âge( le même que Pierre Péju, si j’ai bien écouté) qui me fait si bien adhé­rer à tout ce qu’il écrit, ou si c’est sim­ple­ment la jus­tesse des remarques et point de vue expri­més tout au long du livre qui me plaisent autant. Je res­sors de cette audi­tion du livre avec la convic­tion que c’est un hymne à la vie, au res­pect pro­fond du par­cours de cha­cun, à la néces­sité d’une édu­ca­tion res­pec­tueuse de l’âme et de la sen­si­bi­lité de chaque enfant. J’y trouve aussi cette sug­ges­tion de lais­ser jaillir l’enfantin en soi, à n’importe quel âge de la vie.
    Un coup de coeur qu’on aurait envie de relire presque aus­si­tôt pour l’approfondir et se per­mettre de lais­ser jaillir l’enfantin ou l’enfantôme, car chaque évo­ca­tion trouve un écho en cha­cun.
    Le seul aspect que pierre Péju évoque, mais aurait pu déve­lop­per un
    peu, est celui de ces ful­gu­rances enfan­tines qui lui per­mettent de poser cette ques­tion, dès l’âge de 5 ans» Dis maman, qu’est ce que je suis venu faire sur cette terre?» ( l’enfant qui a un accès direct à la métaphysique)ou cette voix inté­rieure qui lui fait rapi­de­ment prendre conscience que brû­ler des four­mis à l’aide d’une loupe, fait souf­frir ces insectes et le fait brus­que­ment s’arrêter en se mau­dis­sant( empa­thie, prise de conscience morale spon­ta­née?)
    De même pour l’enfant qui fait un caprice en tré­pi­gnant et qui sou­dain
    se fige et se calme, sans inter­ven­tion paren­tale, parce qu’il per­çoit cette petite voix inté­rieure qui lui dit«Arrête de te don­ner en spec­tacle, tu es ridi­cule! tes parents doivent être gênés!«
    alors que l’enfant n’a que 4 ou 5 ans.
    On pour­rait mul­ti­plier les exemples de sagesse enfan­tine.
    Michèle Lecocq audiolectrice.

    #35

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