Eric Reinhardt

Mardi 24 janvier 2012
Par Printemps du livre Bookmark and Share
Eric Reinhardt © Francesca Mantovani

© Francesca Mantovani

Eric Reinhardt est l’auteur de plu­sieurs romans dans les­quels il explore les rêves refou­lés des classes moyennes et l’aspiration des êtres à une sin­gu­la­rité que le monde leur refuse. Dans Cendrillon (Stock, 2007), le ver­tige de la nar­ra­tion dans un qua­druple récit-catastrophe disait l’éclatement de l’individu, mais aussi une foi dans les épi­pha­nies de la sen­sa­tion. Le Système Victoria (Stock, 2011) est d’abord l’histoire d’une pas­sion des­truc­trice, celle qui enchaîne David, direc­teur de tra­vaux sous pres­sion, à Victoria, toute puis­sante et sen­suelle DRH. Le récit pour­suit aussi la radio­gra­phie cri­tique d’un sys­tème où s’agrègent avec force sexe, temps, pou­voir et argent.

 

RENCONTRES

Vendredi 30 mars – 18h30
Salle audio­vi­suelle des Aiguinards
à Meylan

Samedi 31 mars – 17 h 30
Salle Juliet Berto

SIGNATURE

Dédi­caces des auteurs ven­dredi,
samedi ou dimanche
sous le cha­pi­teau du Jar­din de ville

BIBLIOGRAPHIE

Le Système Victoria
Stock, 2011

Cendrillon
Stock, 2007

Existence
Stock, 2004

Le Moral des ménages
Stock, 2002

Demi-sommeil
Actes Sud, 1998

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2 commentaires sur “Eric Reinhardt”

  1. Caroline F

    Tour à tour dérou­tant, envou­tant, fan­tas­ma­go­rique, ce roman ne laisse pas indif­fé­rent et laisse des traces. Malgré un démar­rage dif­fi­cile, en par­tie lié au carac­tère a priori anti­pa­thique du per­son­nage nar­ra­teur, je me suis sur­prise à être cap­ti­vée par le récit. «Système Victoria» aurait pu très bien s’appeler «Système David» de mon point de vue car en défi­ni­tive la fin du récit laisse entre­voir un jeu de miroir trouble … n’est pas archi­tecte qui veut…

    #272
  2. Miguel S

    Une his­toire avec plu­sieurs facettes. La trame tourne autour d’une liai­son entre un Architecte et la DRH d’un groupe inter­na­tio­nale, une liai­son sul­fu­reuse, où se mêlent plein d’ingrédients assez riches. Elle s’est donné un sys­tème de vie sou­ter­raine, basée sur un amant qu’elle pos­sède sans don­ner de prise sur elle-même et qui lui donne l’amour phy­sique que son mari ne lui donne pas, mais aussi qui enri­chit ses fan­tasmes. Lui est beau­coup plus simple et s’est laissé entraî­ner petit à petit dans ce sys­tème, mal­gré sa per­son­na­lité plus effa­cée. Viennent s’ajouter des élé­ments de pou­voir, de ges­tion d’entreprise mul­ti­na­tio­nale, des rela­tions de couple, d’engagement pro­fes­sion­nel, etc.
    La fin est annoncé dès le départ, mais la trame nous tient jusqu’au bout.

    L’écriture fait appel à plein de tech­niques dif­fé­rentes, avec des tra­vel­lings avant et arrière, avec des enri­chis­se­ments pro­gres­sifs, avec une nar­ra­tion in cres­cendo, avec des des­crip­tifs assez riches, avec des scènes très crues.
    Le sujet est simple, mais la nar­ra­tion le rend assez com­plexe. Les situa­tions décrites sont proches de la réa­lité de la vie moderne et des entre­prises que nous connais­sons. Il y a le stress du tra­vail actuel, les rela­tions sociales, la rela­tion travail/argent. Mais aussi les scènes d’amour et de sexe, les carac­tères de cer­taines couches sociales, la société actuelle.
    Les aller/retours sur le temps sont plai­sants et main­tiennent l’intrigue. On connaît la fin mais on veut tout savoir.
    La fin est peut être le point faible, car elle est trop rapide et sans nous esquis­ser ce qui pour­rait suivre ou la morale de l’histoire.
    J’ai défi­ni­ti­ve­ment aimé.

    #60

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